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Semi-marathon des Lions de Rueil 2018

Après avoir pris de belles photos du semi de Paris une semaine auparavant, retour sur le tracé de mon premier semi-marathon que j'avais couru blessé par une sciatique en 2017, le semi des Lions de Rueil-Malmaison. Une course que j'intègre dans ma préparation au marathon de Paris 2018.

Cette année, pas de sciatique ! La prépa se passant très bien grâce au plan Fréquence Running, j'arrivais avec un peu d'ambition à Rueil-Malmaison ce dimanche 11 mars 2018. En effet, il était question de me faire plaisir avant tout, mais aussi de faire mieux que le semi de Boulogne que j'avais bouclé en 1:31:48. Alors pourquoi pas passer sous la barre des 1:30:00...

En confiance

J'étais très confiant avant la course. Mes récents entraînements en fractionné et mes sorties longues plutôt confortables me rassuraient dans l'idée qu'un Record Personnel était possible. C'est chaussé de mes toutes récentes adidas adizero Boston et de mon tout nouveau tee-shirt Eat and Run que je m'apprêtais à concrétiser ces bonne sensations des dernières semaines.

Le scénario météorologique aura été la copie conforme de celui de 2017. Un semi de Paris sous les trombes d'eau laisse place au semi de Rueil ensoleillé et étrangement chaud une semaine plus tard.

Sur la ligne de départ, à 10h00, nous savions déjà que cette chaleur imprévue allait nous jouer des tours...

Le départ

J'aurai perdu pas mal de temps à faire la queue pour les toilettes... Mon expérience m'ayant appris qu'il valait mieux aller déposer les gamins à la piscine avant de s'élancer sur une longue distance. A croire que ce matin, beaucoup de monde était anxieux à l'idée de parcourir 21,1km...


On arrive avec les copains 10 minutes avant le départ dans le SAS. L'édition de 2017 me rappelle qu'il est difficile de doubler sur les premiers kilomètres et je me cale parmi les premiers, pas trop loin de l'arche entre des mecs hyper affutés avec un maillot d'un Club d'Île-de-France que je ne connais pas. En tout cas ils ont l'air de galoper.

Il est 10h00, nous sommes 1475 coureurs à partir pour 21,1km, alors que ma Tomtom refuse de s'enclencher.

0km > 2km - Sans repères

Ces premiers kilomètres sans montre ne m'aident pas à adopter une allure raisonnable. Je me dis qu'en suivant les gars avec qui je suis parti, je ne devrais pas être trop mal. Toujours est-il que les jambes sont là et je sens très rapidement qu'il est possible d'atteindre mon objectif du jour. Ces premières foulées sont aussi l'occasion de me rappeler mon premier semi-marathon de Rueil que j'avais réalisé dans la douleur, un an auparavant.
Ma montre tente toujours de se géolocaliser sans succès. J'y vais au feeling.

2km - 11km - Régulier

A peine passé le deuxième kilomètre, ça y est ! La montre Tomtom vibre au poignet. Je vais arrêter de gérer ma course à l'aveugle. A peine enclenché le bouton d'activité, je constate que je cours à une allure entre 3'40 et 3'50/km, ce qui est beaucoup trop rapide ! J'avais en effet comme objectif de courir à une allure de 4'10/km.
Même si je me sens bien, je décide de ralentir un peu par peur de me cramer trop tôt.
Le peloton s'éparpille très vite. Les champions sont partis loin devant, et les coureurs moins habitués sont désormais loin derrière. Je zappe le premier ravitaillement du 5ème kilomètre et je m'improvise un lièvre qui semble avoir le même objectif que moi. Les sensations sont trop bonnes pour s'arrêter maintenant.
La première boucle s'effectue rapidement, le temps de trouver un rythme régulier et de rattraper les pauvres derniers participants du 10km, dont le départ avait été donné 30 minutes avant le semi, qui semblent souffrir terriblement. J'en profite pour les encourager et je file pour entamer la deuxième boucle, la plus longue...

11km - 17km - Et m**** !

Ce que je redoutais depuis la veille finit par arriver. Entre le 11ème et le 12ème kilomètre, c'est la lambada intestinale. Je ne sais toujours pas si c'est un problème de petit-déjeuner avant-course ou si c'est purement psychologique. Toujours est-il que ces soucis gastriques gâchent toutes mes courses depuis bientôt un an. L'imodium avalé quelques minutes avant le départ ne semble pas y changer quoi que ce soit.

Photo : Lions Club de Rueil-Malmaison

Je fais bonne figure et tente de garder la cadence des dix premiers kilomètres mais la chaleur n'aide pas à rester lucide. Je souffre mais j'ai malheureusement pris l'habitude de gérer ce genre d'inconfort... Forcément, l'allure baisse considérablement entre 4'25 et 4'45/km. Pendant six bons kilomètres, je vais trainer un peu les pieds avant de retrouver un peu de jus au mental avant la fin de la course.

17km - 21,1km - Pas trop mal

Sans trop savoir comment, je me surprend à doubler pas mal de monde avant d'arriver dans le centre ville de Rueil pour la deuxième fois de la matinée. Un regain d'énergie et surtout, un mental qui me pousse à repartir de plus belle, m'aident à entamer cette fin de parcours sans être trop ridicule par rapport à l'objectif fixé.

J'ai même la force de faire un signe tout pourri qui ne veut absolument rien dire pour la photo

La fin de course sera au moins aussi agréable que les premiers kilomètres. Mes jambes semblent pouvoir finir le travail toutes seules alors je me laisse porter par les quelques Rueillois venus nous encourager jusqu'à la dernière ligne droite.
Cette dernière ligne droite confirmera que j'avais vraiment encore du jus dans les baskets. Je finis par un sprint et double 5 ou 6 coureurs avant de franchir l'arche d'arrivée. Celle-ci indique un temps de 1:33:25.

Distance

21,1km

Temps

01:33:25

Allure

4:25/km

Classement

183 / 1474

J'arrive forcément déçu d'avoir échoué et surtout frustré de ne pas avoir pu donner tout ce que j'avais au fond des chaussettes. Je n'aurai même pas fait mieux qu'a Boulogne. Je reste néanmoins très content d'avoir participer à cette course 100% solidaire pour la deuxième année consecutive.

Il ne me reste qu'a trouvé la raison de ces soucis gastriques pendant mes courses et je ne devrais avoir aucun mal à faire beaucoup mieux l'année prochaine.

Mention spéciale à Alexandra qui a couru son tout premier semi-marathon à cette occasion. Elle qui s'était fixé un objectif de 2h30 finira en 2h20 sous les couleurs de Eat and Run ! Bravo Alex !
Parcours

Toujours aussi agréable. Le parcours du semi des Lions de Rueil est varié et permet de découvrir à la fois la vieille ville et de jolis parcs. Cette année encore, ce parcours aura été sublimé par le soleil malgré des bonnes flaques de gadoue dûe aux pluies de la nuit précédentes. Encore une fois, dommage pour les boucles un peu répétitives mais cela reste un excellent parcours pour une course solidaire.

Organisation

Hyper pratique de pouvoir retirer son dossard le matin de la course. Bénévoles toujours au top ! Tous très souriants et de bonne humeur. L'organisation des consignes est un exemple pour beaucoup de courses auxquels j'ai pu participer même à Paris. Les ravitaillements sont une nouvelle fois de bonne qualité malgré une pénurie pour les derniers arrivants.

Vainqueurs de la course

F // BRETON Sandrine - 01:33:49

M // BOUVIER Frédéric - 01:12:43

Prix du dossard : 22€
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