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Semi de Boulogne 2017 – L’entorse au règlement

J'avais encore des séquelles du marathon de Rennes au niveau du genou droit lorsque mon téléphone a fait "POU-CHTIIING" (bruit de notification messenger) le 16 novembre dernier. Gabriel m'annonçait que malgré sa petite prépa à laquelle j'ai contribué à l'occasion d'une séance de renfo + course à pieds, il renonçait au semi-marathon de Boulogne-Billancourt. Il m'offrait son dossard !

Séance renfo + course à pieds avec Gabriel à Montmartre

Très touché et excité par cette nouvelle, il n'empêche que je n'étais pas du tout prêt ! Mon corps était encore en mode veille depuis les 42km que j'ai avalé le 22 octobre à Rennes.
J'ai quand même pris le temps de la réflexion et les sept secondes nécessaires avant de lui répondre que, oui, grave, carrément, trop chan-mé, que je porterai avec plaisir son dossard sur les 21km du semi-marathon de Boulogne.

Voilà pour moi l'occasion de me tester sur la distance pour la deuxième fois seulement après mon semi-marathon des Lions de Rueil que j'avais couru en 1h45 en mars 2017, avec une sciatique hyper douloureuse.

Une prépa en 3 jours

J'avais donc seulement trois jours devant moi pour préparer ma course alors que je trottine à peine une fois par semaine depuis un bon mois... Ça va être chaud cacao.

Même si j'ai maintenant l'habitude de courir une vingtaine de kilomètre en sortie longue le week-end, il ne faut pas prendre un semi-marathon à la légère. Il fallait préparer mon corps à cette nouvelle épreuve et lui faire comprendre que les vacances étaient terminées.
J'avais trois jours pour faire une mini "détox" alimentaire, renforcer ces muscles encore traumatisés et me faire une sortie de préparation en fartlek.

C'est la ca-ca... c'est la ta-ta...

La détox et le renfo ? C'est facile, il suffit juste de se remotiver un peu et reprendre le train de vie que j'adopte depuis bientôt deux ans. En revanche, moins facile de trouver du temps pour une sortie longue en pleine semaine.
Comme je le fais de temps en temps, j'ai donc quitté le bureau à 18h30 le jeudi soir en legging / basket.

Ce soir on rentre en courant mon p'tit bonhomme !

On est en novembre, il fait nuit depuis 17h30. Je mets un pied devant l'autre, ça avance tout seul même si les premiers pas sont un peu lourds. Tout allait bien jusqu'au moment où j'arrive devant la Gare Saint-Lazare où il m'était impossible de courir sur le trottoir. J'emprunte la voie de bus vide, l'éclairage était mauvais, j'ai pas vu la bosse, cric-crac la cheville droite.

Le basketteur que je suis connais bien cette sensation. C'est environ ma 273ème entorse de la cheville droite...
Je fais genre j'ai pas mal parce que je suis à Saint-Lazare et qu'il y a plein de monde, mais j'ai mal, et je me demande si je vais pouvoir courir le semi.

Entorse et contre tout

Au final j'ai mis de la glace sur ma cheville autant que possible pendant 2 jours et une demi-tonne de kétoprofène en gel pendant la nuit.

Dimanche 19 novembre au petit matin, j'avais un peu mal, je savais que ce n'était pas raisonnable, mais j'avais le dossard de Gabriel épinglé sur mon superbe tee-shirt EAT AND RUN que j'arborais fièrement pour la première fois en course officielle.

J'étais prêt à participer au deuxième semi-marathon de ma vie, le deuxième en étant blessé...

Avec les copains Adidas Runners Valérie et Ralph

0km > 5km - C'est pas mon SAS

Ce n'est pas mon dossard, donc ce n'est pas mon SAS de départ. J'insiste un peu sur l'échauffement de la cheville droite dans la zone de départ 1h40 avec les nombreux dossards verts.

A peine le départ donné, je sens que je vais galèrer sur les premières foulées. Les premiers mètres sont très étroits et la circulation des quelques 7 444 participants est encore moins fluide qu'un dialogue entre Horst Tappert et Laurent Romejko. Je passe les 3 premiers kilomètres à réviser mes appuis latéraux, essayant de doubler les dossards verts, ce qui me rappelle mes années passées à fouler les parquets.

C'est seulement arrivé au 5ème kilomètre que je quitte le "périph" et je peux enfin mettre le régulateur de vitesse.

5km - 10km

La cheville tient le coup. Je parviens à garder un allure correcte de 4:15/km de moyenne mais cette première moitié de course à longer les quais semble interminable !
Par chance, malgré mon tee-shirt EAT AND RUN (qui, je le répète, est de toute beauté), quelques supporters et runners Adidas me reconnaissent et m'encouragent. #mercimamess

La borne du 10ème kilomètre à l'entrée du bois de Boulogne fait du bien au moral.

10km - 15km

Je relâche un peu l'effort. J'étais venu pour faire l'état des lieux après le marathon de Rennes et je me retrouve à courir un semi avec une entorse en moins de 4:20/km... C'est n'importe quoi.

Je sens que ça devient un peu plus lourd au niveau des cuisses et ma douleur au genou droit commence à se réveiller. Les quelques faux plats du Bois de Boulogne n'aident pas. Au moins, la cheville se fait discrète.

Comme d'habitude, on essaie de garder une allure correcte pour les photos d'Alexandra au 12km.

Où est Charlie ?

Bon... je fini en arrière plan de la photo, mais au moins on ne voit pas trop que je commence à en avoir marre et que j'ai l'impression d'avoir un Dragibus coincé sous la rotule droite.

Le troupeau de dossards jaunes (1h35) et gris (1h30) que j'ai fini par rejoindre s'active désormais vers le 15ème kilomètre pour reprendre les quais interminables dans l'autre sens afin de rejoindre le centre de Boulogne.

15km - 20km - Ça pique un peu

Le chemin retour des quais ressemble beaucoup à l'aller, c'est à dire à une longue ligne droite dont on ne voit pas le bout.
Le seul petit coup de boost a lieu au 16km lorsque je croise Mamess en mode Pompom Girl et quelques supporters AR qui ne me reconnaissent pas cette fois...

C'est vers le 18ème kilomètre que ma cheville finit par se manifester. Je pensais honnêtement que ça allait compliquer ma course bien plus tôt. Je m'y attendais de toute façon.
Impossible alors de conserver mon allure et je tombe de 4:10/km à 4:30/km jusqu'au 20km.

20km - 21,1km - Il était temps

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Je passe l'arche d'arrivée en 1:31:48 sans crier de joie. Ça faisait un bout de temps que je voulais en terminer.
Malgré ce Record Personnel sur la distance, ce semi-marathon était sans aucun doute un peu précoce à la base. Alors avec une entorse à la cheville...

Content d'avoir terminé la course avec un bon chrono, je ne peux m'empêcher de me dire que ce chrono appartient à Gabriel.
Il me tarde de participer à un troisième semi que j'espère courir sans être blessé pour me fixer un vrai chrono de base.

Distance

21,1km

Temps

01:31:48

Allure

4:19/km

Classement

1134 / 7458

Parcours

Une demi-heure de quais en ligne droite avant une demi-heure dans le Bois de Boulogne et de reprendre les mêmes quais en sens inverse. j'ai connu plus palpitant comme parcours mais je pense qu'on peut difficilement faire plus roulant.

Organisation

Même si j'ai mis plus d'une heure à aller chercher mon dossard à Boulogne, le village de la course était plutôt chouette. Malgré le manque de goodies, toujours appréciables dans le "sac du coureur", le tee-shirt de la course a le mérite d'être de bon goût.

Gros Big Up à l'organisation qui a pensé aux toilettes pour des dames et ces messieurs sur la zone de départ / arrivée. C'est un détail qui a toujours son importance.

L'organisation des vestiaires quant à elle était parfaitement gérée et très fluide avec des bénévoles de bonne humeur à 9h00 du matin. #mercilesbénévoles

Par contre ce ravitaillement de fin de course avec lequel on est censé se requinquer après 21km de course avec un tiers de banane, un bout de quatre-quart et UN VERRE D'EAU QU'ON DOIT REMPLIT CHACUN SON TOUR AU ROBINET... Non ! Je comprends que ça parte d'une bonne intention de sensibilisation écolo... mais pas là non.

Vainqueurs de la course

F // TUSA Rehima (Kenya) - 01:08:26

M // TEWELDE Hiskel (Erythrée) - 01:01:13

Prix du dossard : 40€
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