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10km Paris Centre 2017 – Mon premier sub40

Le 22 octobre 2017, je m'apprête à courir le Marathon de Rennes. Ma préparation à ce marathon se terminant une semaine avant, le 15 octobre, j'en ai profité pour terminer celle-ci par une virgule. J'ai pris mon dossard pour les 10km Paris centre de Nike.

C'était pour moi le premier 10km de la saison, avec cet objectif qui me fuit depuis trop longtemps; courir la distance en moins de 40 minutes. C'est confiant et en bonne condition physique grâce à une bonne prépa marathon que je me suis inscrit à la course. La fraîcheur du moment laissant présager de bonnes conditions météo pour une performance, il me tardait d'en découdre avec les pavés de la capitale pour aller chercher ce "sub40".

Pas de chance... Alors qu'il faisait genre trop froid et trop moche depuis fin juillet, le thermomètre affichait 25°C la veille de la course, prédisant au moins autant pour le jour J. Adieu la fraîcheur qu'on attendais tous pour faire pêter les chronos...

Dites-moi-pas que je vais revivre la course horrible des 10km de L'Equipe !

Chaleur ou pas chaleur, je suis quand même allé chercher mon dossard n°1432 au village de la course place du Palais Royal en petite foulées.

Très enthousiaste à la vue de ma seule et minuscule barre de céréale glissée dans le sac gigantesque de la marque, j'avais envie de passer vite au lendemain et d'aller dormir avec mes adizero aux pieds comme quand on était en CE2 et qu'on partait en voyage scolaire au petit matin.

Cette fois pas de sandwich mouillé par la canette de "Cola One" qui a fuit dans le sac à dos, pas de maman qui essuie avec son pouce la trace de dentifrice sur ma joue en frottant beaucoup trop fort. Ce matin, comme tous les matins de course, c'était petit déj pas trop copieux 2h30 avant le départ et petit tour en vélib' jusqu'aux SAS, avenue de l'Opéra.

Il fait frais, j'arrive avenue de l'Opéra parmi les premiers et mon sweat-shirt n'est pas de trop. Il ne fera peut-être pas si chaud que ça finalement...

Je remonte toute l'avenue à pieds (je n'avais pas compris que les consignes étaient de l'autre côté...) en apercevant les plus motivés s'échauffant déjà dans les SAS, une heure avant le départ. C'est quand tu trouves enfin la file d'attente pour les consignes et que tu constates qu'il y a environ 8 000 personnes qui font la queue en pestant que ça n'avance pas, que tu te demandes pourquoi tu continues à participer aux grosses courses avec beaucoup de monde.

Quoi qu'il arrive, je n'allais pas courir en pull. Par le plus grand des hasard, et pour mon plus grand bonheur, je croise Adrien et sa visière orange à quelques pas de l'entrée des consignes. Je joue les loubards et en profite pour lui faire un bisou, et, l'air de rien, pour glisser mon pull dans le sac d'Héloïse qui l'accompagnait. #MerciHéloïse
Tout ça avant de rejoindre le SAS -40min, où je retrouve les copains de Pigalle Aurélie et Melvin.

Bref, on va pas parler chiffon pendant 40 minutes, venons en à la course.

Avant la course

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Cette année, le top départ des 10km Paris Centre était donné par quelqu'un que j'admire beaucoup et que j'étais ravi de pouvoir apercevoir de si près (un des avantages du SAS - 40min). C'est en effet Kévin Mayer (champion du monde et vice champion Olympique de décathlon) et son beau legging noir qui avaient la mission de nous donner le "GO" avant de nous élancer dans les rues vides (mais en travaux) de Paris. Kévin Mayer n'étant pas apprécié QUE pour ses performances sportives par ces dames, je vous laisse imaginer l'état des coureuses autour de moi. 🙂 Tout ça parce que Môôsieur est beau, fort, musclé, marrant et champion du monde... c'est facile hein !
De mon côté, je kiffais l'échauffement sur la très bonne sélection musicale du DJ.

Pour faire court, le pistolet n'a pas fonctionné, s'en ai suivi un moment de malaise pendant 20 secondes. Kévin a fini par crier "3,2,1 GO!" dans le micro. A 10h21, je pouvais enfin démarrer la Tomtom.

0km > 3km - Faut pas traîner

Grosse surprise, on part en même temps que le SAS "élite", le SAS avec les champions, ceux qui courent super vite, ceux qui courent en mini-short. Le speaker avait prévenu qu'il y aurait des travaux et que ça pouvait gêner le début de course. Il avait raison. Les premiers mètres se résumaient à du slalom entre les mollets encore froids des coureurs, les trottoirs et les barrières de travaux. De toute façon, j'avais pas prévu de partir en tête 😀 donc je laisse passer les plus costauds.

Je parviens à m'élancer jusqu'à adopter une allure en cohérence avec l'objectif du jour. La Tomtom affiche 3:50/km pendant 2 000m. On est pas mal.

Ces trois premiers kilomètres se passent super bien, je tiens l'allure assez aisément, j'arrive même à coller des gars que j'ai l'habitude de voir très loin devant moi sur les courses parisiennes. Je ne sais pas trop comment gérer une course quand on part avec les plus rapides mais tant pis, je fais ma course.
La rue de Rivoli parait longue, mais les jambes sont plutôt légères, le talon ne touche pas trop le sol. Roule Martine !

3km > 5km - Garder la cadence

C'est clairement mon début de course le plus rapide. Le soleil commence à passer au-dessus des toits parisiens et je repense forcément aux 10km de L'Equipe pendant lesquels nous avions emprunté un chemin presque identique. J'avais fini la course complètement cuit, sous un soleil de plomb, en 00:43:11.

Mais aujourd'hui est un autre jour et je suis en bonne condition. Je tente de faire le vide dans ma tête et je me concentre sur ma foulée. Même si la cadence est un peu plus lente et que le pas est moins félin, je prends du plaisir et je savoure ma course. Je passe l'arche du km5 en 00:19:30.

A partir de là, je décide de ne plus regarder ma montre. j'y vais au feeling.

5km > 7km - Le doute s'installe

On attaque la deuxième moitié du parcours. On longe les quais des tuileries et je sais très bien que les faux plats nous attendent après la place de la Concorde. Les copains supporters me redonne un bon coup de boost au 6ème kilomètre. Assez pour arriver au bout des quais plutôt rapidement.
Maintenant ça va piquer...

7km > 9km - Ne pas craquer

Les voilà, les deux kilomètres les plus longs de la course. Ceux qui montent un peu, ceux qui te cassent les jambes. Forcément l'allure n'est plus la même. je jette mon premier coup d'oeil à la montre depuis le km5 et je suis désormais en 4:05/km. Je me dis qu'avec l'avance que j'ai pris sur le début de la course, ça peut encore le faire. On remonte jusqu'au Grand Boulevards et je double certains coureurs qui eux, ont craqué. Certains marchent. Je ne suis donc pas le seul dans le dur et ça me rassure un peu.

Au 8ème kilomètre, c'est le moment critique. Le moment où tu te dis que tu peux envoyer parce qu'il ne te reste que deux kilomètres à faire. Mais c'est aussi celui où tu n'as plus de jus. La petite descente de boulevard Sébastopol fait du bien, j'en profite pour relâcher un peu les bras. Ceux-ci vont m'être utile dans les derniers mètres.

En plus je savais qu'Adelaide était en place à ce niveau là pour prendre quelques photos donc je fais genre j'ai une foulée facile et je suis pas essouflé. Mais je fais juste genre. Parce qu'en vrai j'en peux plus, j'ai envie que ça se termine et je me demande pourquoi je vais m'infliger 4 fois la distance dans une semaine.

9km > 10km

On y est. La rue Etienne Marcel s'offre à nous et je sais que c'est la dernière ligne droite avant la finish line. Je vois Aurélie me doubler progressivement sur la droite. pour être honnête, je pensais qu'elle était devant moi depuis le début car je sais que la Fast and Furieuz court le 10km en moins de 40 minutes. Le fait qu'elle ne me double que maintenant me rassure un peu, j'ai encore moyen de remplir mon objectif. Je décide alors de lui "coller aux basques" même si je ne comprends pas vraiment comment elle fait pour accélérer à ce point après les faux plats qu'on vient de se coltiner.

Un dernier virage et j'aperçois les derniers Adidas Supporters qui crient plein de noms en même temps. Même si je ne l'ai pas vraiment distingué, j'aime me dire que mon prénom faisait partie de la liste. 🙂

Il y a encore des confettis blancs qui tombent. Ça sent vraiment la fin. L'arche d'arrivée est là, juste après ce dernier virage, à 50 mètres. Je mets deux secondes à tilter que le chrono de l'arche affiche 00:39:42, et que si je veux terminer en moins de 40 minutes, c'est maintenant ou jamais.Alors tel un lycéen courant chercher du rab de frites à la cantine, je tape un petit sprint. Une roulade arrière et un triple axel boucle piqué plus tard, je passais la ligne d'arrivée en 00:39:50. Contrat rempli !

Je procède à une double vérification sur ma montre. Benjamin Castaldi appelle maître Nadjar et fait plâner un suspens ridicul et beaucoup trop long. C'est confirmé, j'ai réussi mon pari !

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S'en suit le petit rituel de fin de course; on continue d'avancer et on récupère notre très jolie médaille avant de galérer pour aller trouver un verre d'eau...

Tellement content d'avoir enfin franchi cette barre des 40 minutes, que je finissais par croire trop prétentieuse pour mon niveau de baby runner, je rejoins Adelaïde qui s'était portée volontaire pour prendre quelques photos de la course sur le boulevard Sébastopol. Tellement content, que j'en ai oublié mon pull dans le sac d'Héloïse... #DésoléHéloïse 😀

Ce dimanche 15 octobre 2017, j'améliore mon Record Personnel de 2 minutes et 3 secondes sur 10km. #TropBalaise

Distance

10km

Temps

00:39:50

Allure

3:59/km

Classement

454 / 4823

Organisation

L'animation du village le samedi après-midi était aussi pauvre que le contenu du sac et sa seule barre de céréale. L'accès aux consignes le matin de la course était effrayant.
En revanche il y avait assez de toilettes pour tout le monde, ce qui est assez rare pour être souligné. Les SAS étaient bien organisés et il y avait des épingles dans l'enveloppe du dossard !!!
L'organisation a oublié un détail en créant les tee-shirt de la course avec une grosse virgule rouge sur le devant. Celle-ci était en effet cachée par les dossards... #fail

Parcours

Je ne me plaindrai jamais d'une course dans Paris sous le soleil. Certes ça fait maintenant plusieurs fois que j'emprunte les même axes lors de ce type d'évènements. Mais Paris reste toujours aussi belle.

Vainqueurs de la course

F // Mekdes Woldu (Erythrée) : 00:32:55
H // Florian Carvalho (France) - 00:29:14

Prix du dossard : 25€

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