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Maxicross de Bouffémont 2018

Comme je ne suis pas du genre à rester sur un échec, il fallait tourner la page de mon premier cross totalement râté à Sartrouville.
Samedi 10 février 2018, je me suis attaqué à une course appréciée par les crosseurs et les traileurs d'île de france : le Maxicross de Bouffémont.

Soyons honnêtes, j'ai beau vivre dans la région depuis une dizaine d'années, je n'avais jamais entendu le doux nom de Bouffémont avant de tomber sur l'évènement sur internet. Marque de brioche ? Nom d’un fromage à raclette de supérette ? Non, Bouffémont se situe dans le 95 tout proche de la forêt de Montmorency.Aventurier que je suis, l’idée d’affronter les sentiers inconnus du Val-d’Oise ne m’a pas freiné dans cette envie de participer à un cross en étant dignement chaussé et préparé.

L'aéroport international de Bouffémont...

Suite à deux petites semaines de sorties en côtes et escaliers sur la butte Montmartre, je me sentais plutôt prêt pour ce cross long de 10km. Seul imprévu, ces trois derniers jours de neige ininterrompus qui ont complètement transformé le paysage francilien et le parcours de l’épreuve du jour.
Toujours novice dans la discipline, c’est avec ma paire de pointes Kalenji AT CROSS et mes Asics Dynaflyte de secours que je ralliais la gare du Nord à Bouffémont en ce samedi midi blanc et ensoleillé.

L’hésitation avant le départ

Manque d’expérience, conditions météo exceptionnelles, parcours inconnu,… Je n’étais vraiment pas dans mon élément une heure avant le départ. Malgré un excellent speaker pour réchauffer un peu l’ambiance d’avant-course, la petite boule au ventre se faisait ressentir. Je m’aperçois très vite que je suis le seul et unique clampin à avoir des chaussures à pointes aux pieds. Tous les autres participants sont équipés de chaussures de trails avec semelles à crampons.

Je tape la discute avec deux ou trois coureurs tentant d’épingler leur dossard avec les doigts congelés. Certains me confirment qu’il y a quelques dizaines de mètres de route avant d’entrée dans la forêt de Montmorency. Courir avec des pointes sur route ? Impossible !

J’ai du changer, me rechausser, alterner entre les Kalenji et les Asics une bonne dizaine de fois avant de finalement rencontrer une autre coureur chaussé avec des pointes. Je me précipite vers lui, il me dit que « c’est nous qu’on a raison et que c’est les autres qu’ils ont tort ! Que « c’est eux qui vont glisser sur la neige/glace pendant toute la course alors que nous on va juste galérer 100 mètres au début. »

Je me fie à ce monsieur qui me semble bien affûté et expérimenté.

On va courir avec les pointes mon bonhomme !

Plouf ! Plouf ! Ce sera toi avec qui que je vais courir !

0km-2km

Neige ou pas neige, mes premiers pas ressemblent à ceux d’un Pingouin. Impossible de courir avec mes AT CROSS sur la route qui mène à la forêt. Je me cale sur le côté et laisse quelques coureurs me dépasser. J’entends une participante s’étonner que je sois en train de "courir avec mes chaussures de foot…"

Heureusement, ça ne dure pas longtemps. On arrive vite sur un terrain plus souple et la neige commence à grincer sous la semelle. Je sens, très vite, que j’ai eu raison d’opter pour les pointes ! Je vais enfin pouvoir profiter de ma course.

Je rattrape pas mal de retard tant bien que mal. Les chemins sont étroits et il est difficile de se frayer un chemin sans savoir ce qui se cache sous les 15cm de neige.

Je suis parti plutôt vite, un peu trop même. Ma méconnaissance du parcours me porte défaut lorsque se présente la première grosse difficulté. C'est en effet complètement essoufflé que j'arrive aux pieds de la première côte du parcours. Mes Kalenji AT CROSS m'offrent un sacré avantage. Tandis que la plupart des coureurs risque de glisser à chaque pas, mes pointes me permettent de grimper sans trop de problème. Ça ne m'empêche pas d'avoir beaucoup de mal à respirer suite à ce début de course trop rapide.

2km-5km

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Maintenant que j'ai l'esprit tranquille quant au choix de mes chaussures. Je profite du paysage exceptionnel et de la chance que nous avons de participer à ces 10km dans ces conditions. Le soleil vient nous réchauffer la tête tandis que nos pieds sont glacés par la neige et la boue qui commence sérieusement à nous ralentir.

Suis-je en tête de peloton ? Suis-je dans les derniers ? Je n'en ai aucune idée. Toujours est-il que c'est difficile et que je souffre pas mal. Le parcours est tortueux. Quant il ne faut pas sauter par dessus un arbre qui coupe le chemin, il faut monter un côte hyper raide en essayant de ne pas marcher trop longtemps. Tous les concurrents sont à la peine. On a tous les pieds trempés !

5km - 8km

La seconde partie de ce cross, magnifique mais épuisant, se résume à des pas dans la boue et un souffle qui se fait de plus en plus court. J'ai le plaisir de croiser des Adidas Runners de chez Bir-Hakeim. Le temps de me demander pourquoi je suis là et si j'avais vraiment rien de mieux à faire un samedi après-midi et j'arrive à hauteur de Mélanie, 3ème féminine à ce moment de la course. Elle le restera jusqu'à la fin !

On finit tranquillement

La dernière difficulté de la course n'est pas la plus simple à gérer... Une ultime côte, interminable, sur laquelle tout le monde finit par marcher, les mains sur les genoux.

On gère tous la fin de la course comme on peut. J'en profite pour gratter quelques place supplémentaires en doublant comme je peux sur ces sentiers toujours aussi étroits.

Les 300 derniers mètres vers la ligne d'arrivée sont beaucoup plus facile. Il n'y a qu'a se laisser emporter dans la descente. Le problème à l'arrivée est le même qu'au départ, je vais devoir réitérer la marche du pingouin sur la route qui mène au gymnase.

Je termine ce 10km 75e/401 en 00:59:39. Très satisfait de ma course et très content d'avoir pris cette revanche sur mon premier cross loupé.

Distance

10km / 303m D+

Temps

00:59:39

Allure

5:33/km

Classement

75 / 401