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Marathon de Paris 2018 – la revanche d’un blond

Un an après, je reviens sur le parcours de mon tout premier marathon pour participer au marathon de Paris 2018. Je n'avais pas prévu d'y participer cette année, prévoyant de me concentrer sur le trail pour changer un peu du bitume et de la ville. C'était sans compter sur la générosité de Alltricks qui m'a offert ce dossard pour soutenir l'association Pas à Pas avec Alexia pour laquelle je cours mes marathons avec mon acolyte Gaëtan. Impossible de refuser. J'allais affronter les pavés parisiens pendant 42,195km, pour la deuxième fois en un an.

En 2017, je m'étais inscrit un peu sans savoir vraiment dans quoi je m'embarquais, et j'en avais payé le prix fort en vivant un vrai calvaire sur les 12 derniers kilomètres.
Cette année, j'arrivais bien préparé grâce à mon plan d'entraînement Fréquence Running.


Après deux bons mois d'entraînements légèrement perturbés par un emploi du temps professionnel intense en ce début d'année, je retrouvais l'équipe de coureurs solidaires six mois après notre dernier marathon à Rennes avec nos tous nouveaux tee-shirts.

L'équipe Pas à Pas avec Alexia

Ambitieux, je m'étais préparer pour terminer ce troisième marathon en 3h15, soit plus d'une heure de mieux que l'année dernière.

Je m'attendais forcément à ce que ce soit compliqué. Très en confiance quant à mes aptitudes physiques du moment, le désormais célèbre caca de la peur restait dans un coin de ma tête...

La veille au soir, je mangeais beaucoup plus léger qu'à l'habitude avec une portion raisonnable de pâtes et une omelette au jambon. Après une banane bien mûre (les bananes pas mûres peuvent avoir un effet laxatif), je ne mangeais plus rien jusqu'au coucher. Je ne commets pas la même erreur qu'à Rennes, où j'avais eu la riche idée de prendre un Smecta avant d'aller au lit.

Au petit matin de la course, comme d'habitude, j'avale un bol de graines de chia préparées dans du lait d'amandes avec quelques fruits secs et un peu de spiruline... et le petit Smecta qui va bien.

Je vous passe les détails, je dépose deux ou trois Maltesers dans la cuvette avant de partir vers les Champs-Elysées (bon, en fait, je ne passe pas vraiment les détails).

Je me sens bien. Je la sens bien cette course !

0km > 10km - Le tour de chauffe

On se sépare avec l'équipe pour rejoindre chacun notre SAS de départ. Certains partiront dans celui de 3h30, d'autres dans celui de 4h00. Je serai le seul à partir avec le drapeau jaune affichant 3h15. J'ai toujours bien en tête que c'est un sacré défi que je m'apprête à relever. Petit souci avant même le départ, il n'y a plus de place dans le SAS. Nous sommes trop nombreux à vouloir finir notre course pour midi.

Après quelques minutes d'attente, tout finit par s'arranger. Nous partirons tous à l'heure après s'être un peu marché sur les pieds.
Bonne nouvelle, le ventre va bien !

Le monsieur du micro crie beaucoup trop fort dans plein de langues différentes pour nous encourager et c'est à nous. On passe l'arche de chronométrage. Ça y est, c'est trop tard, on ne peut plus reculer et c'est parti pour au moins 3h15 de course dans la plus belle ville du monde.

Je choisis de parcourir les premiers kilomètres sans me soucier de ma montre et de mon allure. J'essaie d'y aller au feeling sans me mettre trop de pression. Il fait super beau, mais pas assez frais à mon goût. Ça ne laisse présager rien de bon pour la suite de la course qui s'annonce, comme l'an passé, très chaude.

On profite tous des rues de Paris nous amenant de la place de la Concorde jusqu'au premier ravitaillement place de la Bastille. Les spectateurs sont au rendez-vous en nous encourageant sur le bord du parcours.

Je passerai l'arche des 10km à l'entrée du bois de Vincennes en 46 minutes tout rond. Je transpire à peine, je ne suis pas essoufflé du tout. Pour l'instant, je gère grave !

10km > 21,1km - Easy peasy

Un petit pipi dans le bois de Vincennes histoire de bien casser le rythme et je repars sur les mêmes base. Je sens bien qu'il va faire chaud... Je ne joue pas au plus malin et profite de chaque ravitaillement en buvant un peu d'eau et en attrapant quelques abricots secs au passage.
Cette deuxième dizaine de kilomètres n'est que la continuité des dix premiers. Mon allure est stable en oscillant entre 4'15/km et 4'35/km. Le cardio est au top, je ne ressens à aucun moment le besoin de reprendre mon souffle. Les jambes suivent bien.

Une partie de moi, plus raisonnable, pense à ralentir pour garder des forces pour la fin de la course. C'est l'autre moitié, la plus inconsciente, qui aura le dernier mot. Je me sens bien, et je sens que je peux faire un truc aujourd'hui.

Et pourquoi pas faire 3h10 ?

21,1km > 30km - On est bien tintin

J'arrive au semi marathon en 1h32 avec une allure moyenne de 4'36/km. J'ai donc parcouru ce premier semi plus rapidement que lors de mon semi-marathon des Lions de Rueil-Malmaison pendant lequel j'avais souffert un mois plus tôt...

Je me sens toujours hyper bien mais il commence à faire vraiment chaud. On croise maintenant pas mal de groupes de supporters Adidas Runners. Quelques uns me reconnaissent malgré mon super tee-shirt de super-coureur solidaire. Ça me donne un peu de motivation pour continuer mon effort sur la même allure.

Je connais le parcours et je sais que nous arriveront bientôt sur les quais, là où j'ai commencé à flancher l'année dernière. L'appréhension est là, mais j'essaie de me concentrer sur ma course et continue à me ravitailler à chaque occasion.

Les 30 kilomètres arrivent sans m'en rendre compte. Cette fois, je ne connais pas le fameux "mur des 30". Je suis grave chaud !

30km > 35km - Slow motion for me

J'ai un peu ralentit, mais les jambes fonctionnent toujours. Pas mal de coureurs marchent déjà et les spectateurs sont au top en encourageant les plus mal-en-point. L'année dernière, je faisais partie de ces quelques galériens de l'entrée du bois de Boulogne. J'ai mal pour eux, je sais ce qu'ils sont en train de vivre, mais en même temps, je suis content de pouvoir avancer.

L'allure baisse encore et ça m'inquiète.

Plus le 35ème kilomètre approche, plus je sens que mes jambes s'alourdissent. Mes cuisses SNCF décident de se mettre en grève progressivement. #JeSoutiensPasLaGrèveDesCuisses

J'avance encore... mais ça devient compliqué à gérer.

35km > 42,195km - Bim badabadaboum

J'étais ambitieux, ça je le savais, mais peut-être un peu trop...
Au 35ème kilomètre, mes jambes me lâchent. Comme un an auparavant. Je suis obligé de marcher.

A sept bornes de l'arrivée, j'étais encore sur les bases de mon objectif. Ma préparation marathon a été sérieuse donc je ne pense pas que ce coup de frein à main soit dû à une mauvaise préparation physique. Peut-être est-ce la chaleur ? Peut-être suis-je parti trop vite ? Sans doute un peu des deux.

Le mental chute d'un coup. Je sais désormais que je passerai la ligne d'arrivée en plus de 3h15.

Les derniers kilomètres seront un mélange de souffrance et de ras-le-bol. Je marcherai quatre fois au total et je n'arriverai à me relancer qu'au 41ème kilomètre.

Je ne savoure qu'à moitié la dernière ligne droite, sentant que je vais devoir boire et manger très vite au risque de tourner de l'œil.

Les Adidas Boston foulent le tapis vert annonçant la fin imminente de ce marathon. Je passe l'arche de délivrance en 3h33'21, à bout de force.

Distance

42,195km

Temps

03:33:21

Allure

4:58/km

Classement

5814 / 42525

J'attendais beaucoup de ce troisième marathon. Mon objectif numéro 1 était de ne pas craquer et de ne pas marcher. La météo nous aura de nouveau joué des tours et j'ai finalement échoué. Je reste néanmoins satisfait de ma course et très content de ces 35 premiers kilomètres pendant lesquels je n'ai pris que du plaisir.

La grande satisfaction du jour restera ce confort gastrique tout au long de la matinée. Même une fois la ligne d'arrivée passée. Je pense avoir enfin trouvé la solution à ce problème en mangeant tôt et raisonnablement la veille au soir.

Heureux également d'avoir porté les couleurs de Pas à Pas avec Alexia et soutenu la recherche pour aider nos bouts de chou pendant 42,195km.

Le chrono affiche 45 minutes de moins que l'année dernière. Je n'en suis qu'à moitié satisfait, conscient que les 3h15 étaient à ma portée.

Il va falloir muscler les jambes maintenant ! Je ne vois que ça.

Parcours

Je suis obligé de mettre 5 étoiles. Courir pendant toute une matinée dans les rues vides de la plus belle ville du monde. Il n'y a rien à dire de plus. C'était une nouvelle fois magique

Organisation

On ne peut pas reprocher grand chose à l'organisation du marathon de Paris. On imagine facilement les difficultés qu'imposent la fermetures des routes parisiennes.
On notera un progrès quant à la quantité de commodités mis à disposition pour les participants, bien que, pour mon plus grand bonheur, je n'en ai pas eu besoin.

Je pense toutefois qu'il serait envisageable de ditribuer des GRANDES bouteilles d'eau à l'arrivée, et surtout, d'y avoir accès plus tôt, sans avoir à marcher 500 mètres sur les genoux :/ Et ce "sac du coureur" récupéré au salon du running, toujours aussi vide. C'est vraiment dommage vu la quantité de sponsors.

Vainqueurs de la course

F // Besty Saina (Kenya) - 02:22:56

H // Paul Lonyangata (Erythrée) - 02:06:25

Prix du dossard : à partir de 80€
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