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Les 10km de l’hexagone 2017

OK ! OK ! J’avais dit que que la course des 10km de l’Equipe serait mon dernier 10km de la saison. Cette course s’était tellement mal passée et le soleil l’avait rendu tellement difficile que mon objectif de passer sous la barre des 42 minutes était tombé à l’eau. J’étais arrivé en 43:11, déçu, frustré et trop pas content.
J’ai finalement craqué au dernier moment pour prendre ma revanche sur le soleil. J’ai finalement couru les 10km de l’hexagone ce dimanche 25 juin 2017.
J’avais déjà participé à l’édition de 2016 des 10km de l’hexagone à Paris. Cette course est longtemps restée comme la course la plus difficile de ma jeune vie de runner. Je me souviens avoir tenté de suivre la meneuse d’allure 44 minutes, pour finalement terminer en 44 »06… La loose.
Je me souviens très bien avoir souffert pendant les deux derniers kilomètres, me faisant dépassé, et les virages en « U » hyper serrés de l’hippodrome d’Auteuil. Bref, pas que des bons souvenirs, mais ça ne m’a pas empêché de prendre mon dossard pour cette nouvelle édition.

L’arrivée sur la piste de 2016

Les 10km de l’hexagone

Le nom de cette course a une raison. Tous les ans depuis 3 ans, un certain dimanche de juin, plusieurs villes de toute la France prennent le départ en même temps, à 10h00, pour un 10km. Une façon originale de faire courir la France entière en même temps, pour une même course.
Cette édition 2017 mettait à l’honneur l’UNAFTC(Union Nationale des Associations de Familles de Traumatisés crâniens et de Cérébro-lésés) en leur redistribuant une partie des frais d’inscription récoltés. Sonia Rolland, la marraine nationale de l’évènement, est très impliquée auprès de cette association qui, pour des raisons personnelles, lui tient particulièrement à cœur.

Photo – L’Equipe.fr

La course

Ce matin, je n’ai pas répété les même erreurs que pour les 10km de l’Equipe en avalant un petit-déjeuner beaucoup plus léger, et surtout beaucoup plus tôt. En même temps, il me fallait une heure de métro pour aller jusqu’au village de départ à l’hippodrome d’Auteuil. C’est joli l’hippodrome d’Auteuil, mais qu’est ce que c’est relou pour y accéder !
Arrivé presque une heure avant le départ, j’ai bien eu le temps de m’échauffer et de faire mes gammes. Pour le coup, la piste d’athlétisme du village s’y prêtait parfaitement.
Sans mon tee-shirt des Abbesses sur le dos pour changer, l’ambiance d’avant course était différente. Pas de « Hey ! les Abbesses ! » ou de « Ho ! toi ! là-bas !… t’es là !? ».

Le départ

C’est l’heure, il est 10h00, la France entière s’apprête à courir 10km sous un soleil qui commence à pointer le bout de son nez, en tout cas à Paris. Je suis presque en première ligne sur la ligne de départ, aux côtés de runners que j’ai l’habitude de croiser sur les courses et dont je connais les chronos respectables sur 10km. Les mecs font entre 30 et 35 minutes. Non, je ne suis pas à ma place. Tant pis, je suis bien là.

Je suis pas loin derrière Bob l’éponge…

Les premiers kilomètres sont une question de gestion d’effort. Je suis parti dans le peloton de tête, du coup, les gars partent comme des flèches. Je ne dois pas me laisser emporter dans cette allure qui n’est pas la mienne. Je me fais doubler des deux côtés mais je tiens bon, je reste à mon allure de 04:15/km, je gère, j’hexa-gère.
J’arrive au deuxième kilomètre frais comme un gardon, et j’ai enfin fini de me faire doubler. Prêt à envoyer un peu plus de pâté, on arrive à la première côte du parcours.

2km > 5km : Avec prudence

C’est dans cette côte que je rattrape quelques pétards mouillés qui m’ont dépassé dans les premiers mètres. Et ouais, s’entraîner sur la butte et les escaliers de Montmartre a ses avantages. Je me cale sur l’allure d’une coureuse à la foulée étonnamment rapide et régulière. Toi, la fille en rose, tu seras mon lièvre !

Le ravito du 5ème kilomètre arrive vite, mais le cadence est bonne et je ne veux pas perdre ma foulée. Je ne m’arrête pas, ça va le faire, il fait chaud mais il y a les arbres pour se cacher du soleil. C’est l’occasion pour moi de me dégager un peu du peloton dans lequel j’étais depuis le 2ème kilomètre. La fille en rose ne s’est pas arrêté non plus, on garde le cap !

5km > 7km : Ne pas craquer

J’ai toujours beaucoup de mal mentalement entre le 5ème et le 7ème sur un 10km, c’est le moment où je me dis « Allez.. abandonne.. tu te fais du mal »… Cette course des 10km de l’hexagone n’aura pas fait d’exception. Le souffle devient un peu court même si les jambes semblent fonctionner toutes seules. On attaque quelques faux plats et je garde mon point rose en ligne de mire. Les 04:15/km sont toujours là, cette course est la plus régulière que je fais jusque là.

Le 7ème kilomètre fini par s’inscrire à la bombe sous mes Adizero, c’est mon moment préféré, celui où je peux lâcher les chevaux, enfin les Shetland, ou les poneys… Lâcher les chevaux à 3km de l’arrivée, ce serait me cramer avant la fin.
Je trouve rapidement le second souffle alors que les jambes tiennent la route. Il faut faire marcher les bras maintenant.

7km > 10km : sans s’enflammer

La fin du parcours peut se résumer à un enchaînement de virages en U. J’avais l’avantage de le connaître après la course de 2016 et je savais donc à quoi m’attendre. On fait comme on peut pour ne pas trop ralentir pour prendre ces fameux virages. De mon côté, mes bras encore toniques me permettent de remonter le peloton assez facilement. La fille en rose est derrière depuis un petit moment et je me dis que c’est bon signe. (Fille en rose, si tu lis cet article et que tu te reconnais, MERCI 🙂

Cette fin de parcours est difficile psychologiquement. On passe et repasse devant le village où on aperçoit la ligne d’arrivée mais il reste encore quelques centaines de mètres à faire. Maintenant qu’il fait officiellement chaud, il faut puiser les dernières forces où on peut.

On y est, j’arrive sur la piste d’athlétisme du village. c’est sur cette piste, après un 200 mètres, que se trouve la ligne d’arrivée. C’est le moment du kiff final ! J’entends Patrick Montel commenter mon finish dans un coin de ma tête (oui il fait vraiment chaud). Je pique un sprint et j’aperçois le chrono qui affiche 00:41:30. Je vais le faire ! Je vais passer sous cette barre des 42 minutes.

Patrick me le confirme dans l’oreillette à peine passé la ligne d’arrivée; j’ai terminé lces 10km de l’hexagone en 00:41:53.
A défaut de Nelson Monfort pour mes premières réactions sur cette 157ème place, je file récupérer ma jolie médaille violette et ma bouteille d’eau, fier d’avoir pris ma revanche sur ma dernière course. Le village d’arrivée est toujours l’occasion de retrouver les copains et les habitués. Ce dimanche, j’aurais eu le plaisir de participer au défi lancé par l’organisation à Jessica avec cette photo « Dirty Dancing ».

Distance : 10km // Temps : 41:53 // Allure : 4:14/km

 

L’objectif est atteint. Il faudra maintenant trouver une fille en rose, ou tout autre personne d’une toute autre couleur, qui me mènera doucement vers les 40 minutes. Je me donne 1 an pour le faire. L’été n’est pas fini, prochains 10 kilomètres le 22 juillet à Quiberon 😉

Organisation


Village très sympa sur la pelouse de la piste d’Auteuil comme l’édition précédente. Idéal pour s’échauffer et se retrouver. Pas de SAS de départ organisés mais ce n’est pas vraiment utile lors de courses telle que celle-ci. Rien à redire sur l’organisation si ce n’est peut-être le manque de sanitaires pour ces mesdames :/

Parcours


J’aime ce parcours qui alterne passages dans le bois de Boulogne et un peu de route ! Et ce, malgré les virages sur la dernière partie qui nous ralentissent. Seul bémol, c’était exactement le même que l’année passée. Un peu dommage, mais je fais la fine bouche 🙂

Extras


Gros pouce levé aux 10km de l’Hexagone qui nous ont enfin gratifiés d’une très belle médaille ! Incomparable à celle de 2016. Rien que pour ça je mets 5 étoiles. Bon le p’tit jus de grenade dans le sac du dossard c’est le même que à peu près toutes les courses parisiennes.