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La périostite tibiale

Ah ! la périostite ! C’est un mot que j’ai découvert bien malgré moi lorsque j’ai commencé à me mettre à courir sérieusement.
Mes jambes de basketteur habitués aux appuis irréguliers découvraient alors les longues séances de fractionnés et le sol traumatisant des pistes d’athlétisme.

Les symptômes


Pour faire rapide et savoir à peu près de quoi on parle, la périostite tibiale est une douleur qui peut apparaître lorsque on densifie son entraînement. La douleur se localise sur plusieurs centimètres entre le genou et le tibia.

Présente essentiellement pendant l’effort, j’ai plusieurs fois dû interrompre, voir annuler mes séances à cause de cette blessure.
Concrètement, la douleur est due à un décollement du tissu qui entoure l’os du tibia.

Causes possibles

La cause la plus courante de la périostite, c’est la pratique du running avec de mauvaises chaussures, tout simplement.
La mienne est apparue alors que je pratiquais la course à pieds avec des Adidas Boost, qui n’est pourtant pas la pire paire de running. Mon problème venait surtout du fait que je courrais en positionnant mal mes pieds.
Il se peut aussi qu’une telle douleur apparaisse lorsqu’on pousse le bouchon un peu trop loin, et ce, même si on ne se prénomme pas Maurice.

Comment y remédier ?

La meilleure solution à court terme, c’est l’arrêt total de la course à pieds ! Je sais, c’est dur.
Rien n’empêche cependant de faire des sorties en vélo ou d’aller nager de temps en temps pour travailler le cardio sans se détruire les tibias.

Les semelles orthopédiques

Sur du long terme, je recommande fortement de faire des semelles orthopédiques destinées au sport.
Quand j’ai été voir mon médecin généraliste en lui expliquant le mal qui me touchait, il n’a pas hésité et m’a directement envoyé chez un podologue pour donner à mes petits petons, l’amorti qu’ils méritaient.
J’ai alors été consulter chez Séverine Chambraud dans le 2ème arrondissement de Paris, podologue, et elle-même marathonienne.
En 2 séances, soit 10 jours, j’avais mes semelles dans mes chaussures !

En douceur ! La reprise…

Il faut un certain temps pour se remettre d’une périostite.
Personnellement, j’ai repris en courant 2 fois maximum par semaine en augmentant la distance progressivement, ce qui n’est pas un mal pour s’habituer aux semelles orthopédiques. Celles-ci changent en effet vos appuis et votre posture pendant l’effort.

Pas de panique

La périostite tibiale est donc un mal qui touche beaucoup de coureurs et qui peut en désespérer plus d’un. Mon expérience personnelle est la preuve qu’en étant sérieux et patient, la douleur fini par s’en aller aussi vite qu’elle est venue.

Pour accélérer le rétablissement du tissu osseux inflammé, il est bon de mettre de la glace sur les zones douloureuses avant d’aller dormir. Les plus braves d’entre vous pourrons essayer de mettre une petite cuillère au congélateur avant d’appuyer très fort avec sur le tibia. Ça fait très mal, mais ça marche !