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Paris Versailles 2017

Cette course, j’en entends parler depuis que j’ai commencé à tatter du bitume sérieusement. On me l’a vendue plusieurs fois comme une course difficile mais à faire au moins une fois. En ce dimanche 24 septembre 2017, j’ai participé pour la première fois à la grande classique qu’est la Paris – Versailles à l’occasion de sa 40ème édition.

Comme son nom l’indique très bien, cette épreuve de 16km relie Paris à Versailles…
Au programme, un départ aux pieds de la Tour Eiffel avant de partir vers Issy-Les-Moulineaux et la forêt de Meudon et de terminer en face du Chateau de Versailles.

Une sacrée réputation

Cette année, nous étions 22 242 à se lever avec les poules un dimanche matin pour relever le défi.
Paris – Versailles fait en effet partie des courses les plus populaires de la région parisienne.

Il y a 12 mois, mes nouveaux copains runners me parlaient de cette course qui fait partie d’une des plus attendues de l’année. Une course avec une côte… à un moment donné…

A l’époque, avec ou sans côte, il m’était inconcevable de courir 16km !

La côte des Gardes

La côte des Gardes, c’est ça qui fait la réputation de la Paris – Versailles. Après 6 kilomètres sur le plat qui longe les quais jusqu’à Issy-Les-Moulineaux, c’est un dénivelé positif de 173 mètres sur une côte à 7% qui attend les inconscients dominicaux qui avaient mieux à faire que de regarder Dominique Chapatte conduire une Fiat 500. Et ce, pendant presque 2 kilomètres.

Avant de s’élancer

J’ai donc décidé de m’y frotter ! Cette année, je vais enfin voir ce que c’est que cette course qui fait tant parler. C’est pas une côte qui va m’arrêter. Et puis c’est l’occasion de constater les résultats de tous mes efforts fournis pendant l’été sur une bonne distance.

Le matin de la course, j’accompagne les adidas runners et tous les guépards de chez Pigalle jusqu’au point de Rendez-vous des coureurs adidas. Ces mêmes coureurs qui ont eu la chance de bénéficier d’un dossard offert par la marque, qui bénéficieront d’une consigne privée pour leurs sacs, d’un SAS de départ prioritaire devant la masse populaire, et d’un brunch une fois la ligne d’arrivée franchie. Ouais, adidas a décidé de nous mettre plutôt bien cette année on dirait.

Malheureusement, je n’ai fait que les accompagner. Prévoyant que je suis, j’avais déjà mon (très joli et très sobre) dossard bien au chaud depuis un moment.

C’est bien seul que j’ai rejoins le SAS de départ où les tee-shirt jaunes et bleu fourmillaient depuis déjà un bon moment.

Il m’aura fallu 45 minutes pour entrer dans la zone de départ, poser mon sac à la consigne, me faire marcher sur les pieds, et me frayer un chemin dans le SAS de départ. Je partirai finalement en SAS 22, soit 22 minutes après le top départ de la course… Damn !

1km > 6km

Je vous épargne l’interminable attente dans l’enclos.
10h22, c’est enfin à nous ! On fait 5, 4, 3, 2, 1 avec nos doigts parce que le monsieur du micro nous a dit, et on s’éloigne doucement de la dame de fer. Non, Margaret Thatcher n’était malheureusement pas dispo pour un jogging.

Ces six premiers kilomètres sont roulants. j’avais peur de ne pas pouvoir doubler les quelques « véhicules lents » pour pouvoir m’élancer correctement mais le monsieur du micro avait tout bien prévenu qu’il fallait serrer à droite pour laisser passer les fifous qui partent trop vite. Il a vraiment pensé à tout ce monsieur du micro !
Fifou que je suis, je serrais donc à gauche.

Ma Tomtom affiche 3:40/km sur les 3 premiers kilomètres. Bon, je fais peut-être un peu trop le mariole. Je ralentis un peu, d’autant plus que je sais que la côte des Gardes va finir par pointer le bout de son nez et que Alexandra est calée au km 4 pour prendre des photos à la sortie du pont du Garigliano. Autant ne pas avoir l’air cramé sur les photos 🙂

Tout se passe plutôt bien, ça roule.

6km > 8km

On y arrive, je sais que ça va beaucoup moins bien rouler. Un peu anxieux mais surtout curieux de découvrir cette fameuse côte dont tout le monde me parle, je déroule assez prudemment. D’autant plus que j’ai eu le droit à plusieurs sons de cloche à propos de cet obstacle. Quand certains me disaient que j’allais souffrir pendant 2 kilomètres, d’autres m’affirmaient que c’était pas non plus la mer à boire.

J’étais à quelques pas de me faire mon propre avis

J’attaque les premiers mètres de dénivelé sur un bon rythme et j’aperçois déjà les premiers marcheurs, les mains sur les hanches, le teint rubicond et le souffle court. Les conseils de coach Farid raisonnent alors dans ma tête : « Cours aves les bras Antho ! avec les bras ! ». Avec un prénom d’origine basque, je pourrais presque faire de la pub pour les « petits LU ».

Les 2 000 mètres qui suivent ressemblent plus à une étape du Tour de France sur le Mont-Ventoux. Tel Laurent Jalabert luttant pour le maillot à pois, c’est à une allure réduite mais correcte de 5:40/km que je gravissais les virages de la côtes des Gardes, encouragé avec entrain et véhémence par les riverains, visiblement pas grands fans de Dominique Chapatte non plus.
UN GRAND MERCI A TOUS CES SUPPORTERS DE BORD DE ROUTE QUI ETAIENT EXCEPTIONNELS EN CE DIMANCHE !

Enfin le sommet. Je n’ai pas marché. Je suis content.

8km > 11km

On reprend notre souffle, tous un peu claqués par ces 2 derniers kilomètres. Personnellement, j’ai mieux vécu cette côte que je ne l’imaginais. Les cuisses sont un peu dures, mais j’ai le jus pour repartir. L’ombre des arbres fait du bien et les quelques descentes permettent de relâcher un peu les épaules. C’est dur pour certains. De mon côté, je serre toujours à gauche.

11km > 13km

Courir en descente est parfois plus difficile que courir en montée. C’est presque 1,5km de descente ardue qu’il fallait maintenant affronter.

Sérieux ? On a monté tout ça pour déjà redescendre ?

C’est également très mauvais pour les genoux, je le sais. Je suis donc très prudent dans cette descente et laisse cette fois passer les coureurs plus à l’aise dans cet exercice.

13km > 16km

Ça talonne sec!

Voilà mon moment préféré dans une course. Celui où tu te dis qu’il ne te reste plus que 3km et que tu peux de nouveau envoyer la sauce.

Malgré la surprise du chef qu’on nomme « la côte du cimetière », ça tient le coup et je repars sur une allure entre 4:10 et 4:20/km. Une allure que je tiendrai jusqu’à l’avenue de Paris qui mène au Château de Versailles.

Je pique une pointe dans les derniers mètres sans avoir regarder mon chrono depuis mi-course. J’y vais à la sensation, j’ai pas de Record Perso en vue. Les copains de Pigalle sont là dans les tous derniers instants pour un « Allez Antho ! » qui me pousse jusqu’à la ligne d’arrivée.

Merci aussi aux supporters AR qui étaient présents au bord de la route ! #coeuraveclesdoigts

Je termine cette course en 1:12:16 soit 1154ème / 22242

Cette première a été pour moi une course plutôt réussie et très agréable. Une des meilleure course que j’ai pu faire dans ma très jeune vie de runner. Je termine satisfait de ma performance et fier de cette première sortie sous les couleurs de Pigalle.

Distance : 16km // Temps : 01:12:16 // Allure : 4:23/km
Organisation

Ravitaillements au TOP ! Le litre d’eau et la collation à l’arrivée sont vraiment bienvenus. Toilettes dispos le long du parcours et consignes plutôt bien organisés avec nos sacs retrouvés directement à l’arrivée de la course. Par contre l’entrée dans la zone coureur au petit matin et la non organisation de SAS de départ gâche un peu le début de journée.

Parcours

Pour cette première, je pense avoir foulé un des plus beaux parcours en terme de variété de terrain. Le départ aux pieds de la Tour Eiffel et l’arrivée face au chateau de Versailles resteront gravés. Bien agréable aussi, ce petit passage dans la forêt de Meudon à mi-parcours. Et le summum, la côte des Gardes, un vrai challenge !

Extras

Pas grand chose à redire. Une médaille plutôt sobre mais chouette. Un tee-shirt que beaucoup ont trouvé vieillot mais que j’ai plutôt pensé « vintage ». Par contre, pourquoi nous affubler d’un tel dossard ? C’est pas cool…
Prix du dossard = 29€
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Bon, finalement, Alexandra n’a pas réussi à m’avoir dans l’objectif, mais vous y êtes peut-être >> Voir les photos d’Alex

Et vous, quelle a été votre expérience de la Paris – Versailles ?

Un grand bravo à nos guépards adidas runners Pigalle qui remportent à cette occasion le premier trophée de l’AR circuit 2017 !