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10km de L’Equipe 2017

Dimanche 11 juin 2017, j’ai couru les 10km de l’Equipe. La course tant attendue par les runners parisiens. La course sur laquelle je comptais exploser mon Record personnel sur la distance après une bonne série en début d’année.

Tout ne s’est pas passé comme prévu. Retour sur un 10km exténuant et horriblement mal géré.

Tout s’annonçait bien


La course de 10km de L’Equipe est considéré comme le plus grand 10km de France avec près de 20 000 participants chaque année. Cette année, pour cette 7ème édition, nous étions encore plus de 18 000 sur la ligne de départ. J’avais déjà participé à l’édition de 2016 que j’avais trouvé géniale. Le parcours de 2016 était super agréable et très roulant. Je remplissais alors la mission de lièvre en 50 minutes pour finalement passé la ligne d’arrivée en 47’57 sans forcer.

Ce matin, je prenais le départ avec d’autres ambitions. Celles de passer sous la barre des 42 minutes, voire même m’approcher des 40.
C’est sans m’échauffer que je prenais place dans le SAS jaune déjà bien garni, essayant de me frayer un chemin entre les selfies bras tendus. Ne pas s’échauffer, c’était ma deuxième erreur de la journée. Oui, deuxième, la première était la petit déjeuner à base de graines de chia et de granola, beaucoup trop lourd, qui me pesait encore sur l’estomac.

Pas grave, l’objectif est en tête à quelques secondes du top départ et la motivation est là.
Quelques montées de genoux plus tard, le chia était bien calé derrière les abdos et la rue de Rivoli s’offrait à nous. Mes nouvelles Adidas Pure Boost DPR allaient, quant à elles, découvrir la distance pour la première fois.

parti trop vite

J’enclenche ma Tomtom Multisport au passage de l’arche de départ et, comme un ouragan, je me lance sur la rue de Rivoli.

Photo officielle

Photo officielle L’EQUIPE

Les première foulées sont faciles, mais pas pour très longtemps. Au 2ème kilomètre, je me rends compte que je suis sur des bases de 3’’50/km. Beaucoup trop vite… Est-ce ce départ canon très mal géré ou le nom un peu trompeur de la rue de Rivoli ? toujours est-il qu’elles sont presque déjà cuitas… les bananas.

tranquille jusqu’au 5km

On pousse comme on peut, j’essaie de garder un rythme de 4’’ / km au moment d’emprunter l’avenue de l’opéra. Le parcours est magnifique, ce qui fait oublier l’essoufflement prématuré et la chaleur matinale qui se fait déjà ressentir. A l’aller comme au retour, l’avenue de l’opéra se fait tranquillement jusqu’au 4ème kilomètre. J’en profite pour verser ma petite larme en passant dans les rues de mon ancien quartier que j’aimais tant.

Bon, il commence à faire vraiment chaud ! J’arrive au ravitaillement du 5ème kilomètre. D’habitude, je ne m’arrête jamais au ravito sur un 10km. Déjà parce que j’ai pas le temps, ensuite parce que y’a toujours trop de monde, et enfin parce que je suis trop fort et que j’ai même pas besoin de ravito tellement je suis trop fort.

Aujourd’hui, j’ai décidé de m’arrêter, bien conscient qu’il faisait trop chaud et que j’étais trop en galère. La petite bouteille de Vittel ondulait au loin telle une oasis dans le désert. Une petite glissade sur le bitume mouillé, et la moitié de ma bouteille finissait sur ma tête. Rien de tel pour reprendre un peu mes esprit et rafraîchir ma gorge en papier de verre.

Contrairement à 99% des coureurs, je ne jette pas ma bouteille à moitié pleine sur le bord de la route. Ça peut servir plus tard.

Quand je pense qu’on est seulement à la moitié. Pourquoi je suis autant dans le mal ?

 

5km > 7km : c’est trop dur

Le chemin vers la madeleine ressemble malheureusement à celui qui nous menait à l’opéra Garnier. Impossible de trouver le second souffle. Il fait de plus en plus chaud et ma Tomtom m’indique une allure moyenne à 4’’20. Je m’éloigne de plus en plus de mon objectif de 40 minutes. Je continue à verser quelques gouttes sur mon crâne brulant mais rien n’y fait, cette course est compliquée.

J’arrive avec le peloton jaune au niveau des Tuileries, mon ancien jardin, celui où j’allais trottiner quand je vivais dans le coin. Cette fois je ne verse pas de petite larme, puisque je n’ai absolument plus une goutte d’eau dans le corps. Tout est dans mon tee-shirt Adidas Runners Les Abbesses qui a eu le temps de fusionner avec ma peau depuis le départ.

Je connaissais le parcours, et je savais que l’arrivée aux tuileries annonçait le moment que je redoutais le plus; le tunnel de la mort !

 

L’objectif tombe à l’eau

Bon, en vrai ce n’est qu’un tunnel. Mais le marathon de Paris m’en a laissé un très mauvais souvenir. C’est ce même genre de tunnel qui m’avait coupé les jambes avant de ne plus pouvoir avancer. Cette fois-ci, j’espérais profiter de ce kilomètre à l’ombre et au frais pour me refaire une santé avant d’entamer les deux derniers de la dernière ligne droite.

J’abandonne ma bouteille d’eau à un coureur en détresse sur le côté du tunnel en fixant au loin la lumière du jour. On m’a pourtant toujours dit que si je voyais une lumière blanche au bout d’un tunnel dans un moment de faiblesse, il ne fallait surtout pas y aller. Mais j’ai même pas eu peur et c’est tant bien que mal que je trainais mes Pure Boost jusqu’au 8ème kilomètre.

8km > 10km : Vivement la fin

La sortie du trou noir et sa petite côte m’aide bizarrement à reprendre du poil de la bête, mais je sais que mon objectif est loin depuis un moment. On va essayer de couper en dos les patatos, et de faire au moins un RP sur la distance. Chrono à battre; 42’’10 depuis La Grande Course du Grand Paris. C’est faisable !

Malgré les nombreux encouragements des copains des Abbesses sur le côté et une allure redevenue correcte, j’ai hâte que ça se termine. J’ai chaud depuis trop longtemps, mon pudding au chia a besoin de sortir (d’un côté ou de l’autre) et j’ai soif !

Je me dis que plus j’irai vite, plus tôt ce sera fini.

Un dernier coup de boost au 9ème kilomètre avant d’apercevoir l’arche d’arrivée et je passe finalement la ligne en 43’’11. Un chrono pas ridicule, mais pas fameux non plus.

J’attendais ces 10km de L’Equipe avec impatience ! C’était pour moi LA course de l’année pour péter le RP. Mais j’ai trop souffert. Il faisait trop chaud.

Tout de même fier d’avoir terminé sans trop ralentir, je récupère bien volontiers ma médaille et mon tee-shirt avant de foncer vers le ravitaillement et les champs hypnotisant des sirènes de 50cl.

Ce 10km était prévu comme le dernier avant la pause estivale, mais je sens que j’ai une revanche à prendre sur le soleil. Affaire à suivre…

Distance : 10km // Temps : 43:11 // Allure : 4:19/km
Organisation


Au poil ! Rien à redire. Une organisation parfaite avec des SAS faciles d’accès et des toilettes prévues (même pour les filles !). Les 200 bénévoles et leur bonne humeur ont beaucoup contribué à la réussite de cette édition. Les ravitaillements étaient très bien et le SAS de sortie évite les embouteillages de fin de course. Au top !

Parcours


Le parcours aussi est un sans faute. Malgré le tunnel avant la dernière ligne droite, contourner l’Opéra Garnier, la Madeleine et la place de la Concorde sur une course de 10km est assez exceptionnel.

Extras


Belle médaille et tee-shirt Uniqlo à l’arrivée. Pour changer, le tee-shirt est bel et bien remis à l’arrivée et non au retrait du dossard pour la simple et bonne raison et c’est un tee-shirt en coton, pas prévu pour le sport. Ça change, on le mérite, et c’est cool ! L’Equipe et A.S.O challenge, vous avez fait un sans faute là non ?

Prix du dossard 25€

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On retrouve toujours des copains à l’arrivée